Belle époque – Elizabeth Ross

Belle époque – Elizabeth Ross

« Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. »

Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule…
Monsieur Durandeau a déjà amassé une petite fortune grâce à sa riche clientèle, et quand la Comtesse Dubern vient chercher une compagne pour Isabelle, sa fille aux idées bien arrêtées, Maude est immédiatement choisie comme faire-valoir idéal.
Mais Isabelle ne sait pas que sa nouvelle  » amie  » n’est en fait que de location, et l’existence de Maude au sein de l’aristocratie repose entièrement sur sa capacité à garder ce lourd secret. Pourtant, plus elle en apprend sur Isabelle, et plus sa loyauté envers la Comtesse est mise à l’épreuve. Et plus la tromperie dure dans le temps, plus Maude aura à perdre…


Cette sortie de la collection R était totalement passée inaperçue à mes yeux, à l’époque – eh oui, 2014 c’était il y a trois ans déjà ! Je l’ai donc découverte en le voyant proposé en service-presse numérique, et j’ai tout de suite été charmée par son synopsis et l’aspect « inspiré d’une nouvelle de Zola ». Et franchement, je ne regrette absolument pas de l’avoir demandé !

Ce roman ne perd absolument pas de temps : dès les premiers mots, il nous plonge dans l’univers de la France du 19ième siècle. J’ai bien aimé la manière dont ce cadre était planté et j’y ai trouvé des influences de Zola : les descriptions sont nettes, plutôt précises, sans tabou : si c’est dégueu, c’est dégueu et on en parle. Ces caractéristiques sont vraiment spécifiques de l’écriture naturaliste (le courant littéraire dont Zola faisait partie) et comme j’ai adoré cette matière de mon cours de français et que ma prof nous a beaucoup parlé de cet auteur, j’ai adoré découvrir cette inspiration. On retrouve même l’influence du milieu sur l’homme, ce trait naturaliste que j’avais tellement aimé analyser.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne et sa manière de voir le monde. Son intelligence ne frise pas la divination comme on le voit parfois dans le Young-Adult, mais elle est tout de même loin d’être stupide. Elle a beau détester sa condition de faire-valoir, elle ne passe pas son temps à s’en plaindre, ce qui laisse la place qu’il faut à son caractère pour s’épanouir. Elle fait des erreurs, cherche, trouve ou non, mais reste attachante et captivante pour le lecteur. J’aurais beaucoup aimé faire la connaissance de Maude Pichon ailleurs que dans un livre.

Je ne me suis jamais ennuyée pendant ma lecture, et ce n’est pas peu dire parce que je m’ennuie assez facilement en général, qu’on parle de lecture ou non. L’histoire est très fournie, les temps morts sont plutôt rares et même là, on a une profusion de petits détails – tiens, c’est drôle, encore une caractéristique naturaliste ! – qui nous aident à rester accrochés.

En conclusion : Une excellente lecture que je conseille aux amoureux d’Histoire, de romance ou de Young-Adult.

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