Moi, Simon, 16 ans, HomoSapiens – Becky Albertalli

Moi, Simon, 16 ans, HomoSapiens – Becky Albertalli

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur.

C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :

1/ Ils fréquentent le même lycée.

2/ Blue est irrésistible.

3/ Il l’apprécie énormément.

(Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)

Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière.

Problème réglé ? Pas si sûr…


Je venais de lire « Mes hauts, mes bats et mes coups de coeur en série », de la même autrice, quand je me suis intéressée à cet autre roman. Je venais d’avoir un gros coup de coeur (ce qui est quand même assez rigolo vu le titre du bouquin) et j’étais avide de replonger dans cet univers. Avec « Moi, Simon… » je n’ai pas du tout été déçue !

On se retrouve dans le cadre plus que classique d’un lycée américain. On pourrait s’attendre à avancer au milieu d’un cliché sans fin, mais en réalité, le récit fourmille de tous petits détails qui lui donnent en profondeur et arrivent à le rendre captivant. Même si je ne peux pas m’empêcher de lire très vite, j’avais vraiment envie de prendre mon temps cette fois, de savourer.

Ce que j’ai préféré, ce sont les personnages. Après avoir lu deux romans de Becky Albertalli (la chronique de « Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série » arrivera le 5 novembre dans le cadre du FéminiBooks !) je peux affirmer qu’il s’agit de l’une de ses grandes forces. Chaque évènement, même le plus discret, le plus anodin, contribue à développer le personnage concerné, à le rendre plus attachant, à donner envie de le recroiser.

Et tout ça est un plaisir à lire. J’avais du mal à lâcher ma lecture, au point de m’être fait tancer par l’un de mes professeurs pour avoir été en train de lire alors que le cours reprenait. Deux fois. C’est sans doute la façon dont le thème du coming-out est traitée qui m’a particulièrement touchée. Je fais partie de ces personnes qui n’ont jamais osé faire le coming-out à leurs parents parce qu’ils savent qu’il y aura des représailles. Mais je suis bisexuelle, aussi bisexuelle que Simon est homo, et le voir dans cette situation, voir comment il réagit, ça m’a touchée personnellement, en tant que personne plutôt qu’en tant que lectrice.

En conclusion : Un formidable roman pour adolescent qui fait du bien à l’âme.

stars

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