Victorian Fantasy T1 : Dentelle et nécromancie – Georgia Caldera

D’aussi loin que remontent ses souvenirs, Andraste, issue d’une longue lignée de sorcières, vit dissimulée aux yeux du monde. Son univers restreint ressemble à s’y méprendre à une cage dorée, elle qui ne rêve que de s’envoler. C’est alors qu’une invitation de la main même de la Reine vient bousculer les plans de sa grand-mère qui dirige la famille d’une main de fer. Et, une requête royale ne se refuse pas… à moins de souhaiter perdre la tête. Sa découverte du monde commence, très loin de ce qu’elle imaginait. La cour est pleine de danger, de rumeurs et de règles qu’elle ne maîtrise pas. Mais sa plus grande erreur est de succomber au regard aussi noir que la nuit de lord Thadeus Blackmorgan.


J’ai entendu tellement de bien de ce livre que je m’attendais à trouver une pépite. Et, quelque part, ça aurait pu être le cas… S’il n’y avait eu ce point de discorde sur lequel je ne pouvais transiger et qui revenait m’ennuyer à tout bout de champ. Mais abordons tout d’abord les points positifs.

Tout d’abord, l’univers. On se retrouve dans un monde steampunk d’inspiration anglaise sur lequel règne une reine qui ignore la mort depuis plus de huit siècles. Sérieusement, présenté comme ça, c’est hyper-badass, non ? Et en effet, ça l’est. Dans ce premier tome, j’ai pu ressentir une énorme maîtrise de l’univers, et la manière qu’a l’autrice de dépeindre son univers est vraiment très solide. J’ai trouvé ça plutôt impressionnant et en même temps très cool, parce que c’est assez rare qu’un roman se passant dans un monde fictif prenne le temps de s’approprier son propre univers comme ça.

Pour ce qui est des personnages, le tableau est moins reluisant à mes yeux : alors qu’une intrigue absolument grandiose aurait pu leur permettre de s’épanouir, ils restent proches des archétypes (surtout Andraste), et leurs réactions sont parfois à côté de la plaque. J’ai aussi trouvé certaines de leurs interactions un peu planplan, du genre « Ce mec t’en veut à crever, et votre réconciliation se passe hors-récit, avec à peine une demi-ligne pour l’expliquer ».

Les interactions m’amènent à ce qui a totalement plombé le roman à mes yeux : la notion de consentement. Soit l’autrice ne maîtrise pas du tout et est persuadée que sa romance est hyper-saine (alors que non, le mec impose sans cesse son désir à l’héroïne et la manipule pour qu’elle ne refuse jamais et soit heureuse de ne jamais refuser), soit elle s’en fiche totalement du consentement et des comportements toxiques dans une relation. Je pensais qu’on avait communément admis depuis 50 nuances de Grey que ça ne se fait vraiment pas de dépeindre une relation malsaine comme l’idylle de votre vie mais manifestement je me trompais…

En conclusion : Un roman qui aurait été superbe si le protagoniste masculin n’avait pas été malsain et violent. Je ne compte pas lire la suite.

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